En Ile-de-France, le fluvial se met au BioGNV

Un consortium (GRDF, conseil régional Ile-de-France, Communauté portuaire de Paris, Total, Saint-Gobain, ADEME, la CCI, Haropa, Voies navigables de France, le constructeur Segula et l’armateur Coalis) porte un programme expérimental visant à promouvoir l’utilisation du BioGNV, gaz renouvelable à base de méthane, pour le transport fluvial.

Objectif : accélérer la transition écologique du transport fluvial, en faisant de l’axe Seine une voie de développement pilote du fluvial vert d’ici 2024, année des Jeux Olympiques et de l’extension de la zone à faible émission.

Près de vingt stations délivrant du Bio-GNV vont être implantées le long du parcours (voir la carte). En 2030, le maillage devrait permettre d’alimenter 1.000 bateaux. Onze stations d’avitaillement en GNV/BioGNV peuvent d’ores et déjà alimenter les flottes fluviales, en plus d’un bateau avitailleur mobile.

Le projet de la Communauté Portuaire de Paris porte également sur le rétrofit biogaz de près 150 bateliers parisiens, dans le cadre du COPIL Verdissement des flottes fluviales parisiennes. « Remotoriser une péniche avec un moteur hybride diesel/électrique s’élève entre 500 000 euros et 1 million d’euros pour une autonomie de 3 à 4 jours, la remotorisation biogaz, elle, coûte en moyenne 200 000 euros de moins », souligne Bertrand de Singly, directeur Clients Territoires Île-de-France pour GRDF.

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